Tour de France : "chrono" décisif pour Froome, Bardet et Uran

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Le nom du vainqueur du Tour de France 2017 sera connu ce samedi 22 juillet aux alentours de 17 h 45. Le contre-la-montre dessiné dans les rues de Marseille sera déterminant pour le podium final entre les trois premiers, Chris Froome, Romain Bardet et Rigoberto Uran. À l'issue de la 19e étape la veille, le Britannique a gardé son avance intacte sur le Français, soit 23 secondes, et sur le Colombien, 29 secondes. Assez pour que Chris Froome soit confiant avant le contre-la-montre dont il est censé être le meilleur spécialiste des trois.

À Düsseldorf, en ouverture du Tour, le vainqueur sortant et candidat à une 4e victoire avait précédé Romain Bardet de 39 secondes et Rigoberto Uran de 51 secondes. Mais la distance était sensiblement plus courte (14 km contre 22,5 km à Marseille), la route glissante en raison de la pluie et la combinaison portée par le Britannique, avec des éléments aérodynamiques contestés par d'autres équipes, lui offraient sans doute un avantage supplémentaire. À Marseille, Chris Froome aura l'obligation de porter la combinaison réservée au maillot jaune par les organisateurs. Il aura aussi et surtout à franchir la côte de la Bonne Mère, la route qui mène à Notre-Dame-de-la-Garde sur un raidillon de 1 200 mètres et à négocier la descente pour retrouver les avenues plates menant au stade Vélodrome.

Bardet va se « battre à fond »

Ce parcours, plus sélectif qu'à Düsseldorf, laisse un (très) mince espoir à Romain Bardet, dont l'équipe AG2R La Mondiale veut croire en la possibilité d'un exploit. « Romain récupère très bien, il est toujours meilleur en fin de Tour », assure le manager Vincent Lavenu. « Je vais me battre à fond, promet le Français. Tant qu'on n'est pas aux Champs-Élysées... Je vais essayer de finir en beauté le Tour de France qui est déjà réussi. » « Il n'y a pas à réfléchir. Il faut aller à fond, ne pas se poser de question », annonce même Romain Bardet qui attend « un combat loyal, d'homme à homme ». « La course est loin d'être finie, concède Chris Froome, prudent. Je vais traiter ce contre-la-montre comme tous ceux que j'ai courus par le passé. Je ne vais pas y aller pour prendre des risques inconsidérés. »

Mais les chiffres parlent en faveur du Britannique, deux fois sur le podium des JO dans le contre-la-montre (bronze à Londres et à Rio). Et surtout vainqueur à deux reprises d'un « chrono » du Tour, à Chorges en 2013 et à Megève l'an passé. La logique porterait même à placer Romain Bardet derrière Rigoberto Uran, séparé du Français par un écart de 6 secondes seulement. Dans sa carrière, l'inconstant Colombien a même déjà gagné un contre-la-montre dans un grand Tour (Giro 2014), sur un parcours accidenté. « C'est Rigo qui est la plus grande menace dans le chrono, confirme Chris Froome. Des coureurs du classement général, il est le plus fort... après moi. »

Autant dire que, sauf catastrophe pour le Britannique, le retard de 29 secondes à combler pour Rigoberto Uran risque de s'avérer insurmontable pour que le Colombien soit le premier coureur de son pays à gagner le Tour. Mais une deuxième place le rapprocherait de son cadet Nairo Quintana, déjà deux fois deuxième du Tour derrière Chris Froome (2013 et 2015).

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