"L'Euro, c'est une vraie bataille"

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« Le plus dur, c'est d'entrer dans une grande compétition. Une fois que c'est fait, il faut trouver du rythme et de la fraîcheur. » C'est ce que nous confiait Olivier Echouafni avant d'affronter l'Islande (1-0), mardi, pour son premier Euro. Ses joueuses ont réussi – in extremis – à débuter victorieusement leur tournoi. Elles ont pourtant douté, devant le rude combat physique imposé par les Islandaises. « C'était difficile », confirme Eugénie Le Sommer. « Elles ont mis tout ce qu'elles avaient dans ce match. Heureusement, on a su être patientes. » Et la buteuse des Bleues a pris ses responsabilités, pour transformer à la 86e minute un penalty obtenu par Amandine Henry avec le vice souvent indispensable pour aller au bout d'une grande compétition. Sans doute le fruit de l'expérience « américaine » de la joueuse de Portland, dont nous parlions avant la rencontre.

Pas de clans

Pour trouver « du rythme et de la fraîcheur », les Bleues ont alterné récupération, séances intensives devant le but (sous l'œil expert de Frédéric Née, toujours) et… vélo ! Pendant que Warren Barguil domptait l'Izoard, jeudi sur les pentes du Tour de France, les footballeuses tricolores ont quitté en danseuse leur camp de base de Zwijndrecht. Toujours dans cette idée d'« esprit de groupe » si cher à Olivier Echouafni. Un groupe qui, pour l'instant, s'entend à merveille, dans un savant mélange de générations. « Depuis cette année, on est beaucoup de jeunes nées entre 1994 et 1996 », raconte malicieusement Claire Lavogez, l'une des chambreuses invétérées du groupe France. « Le choc des générations, c'est quand on met la musique dans le vestiaire. Les trentenaires écoutent des chansons des années 1980 ! (rires) Nous, c'est la musique d'aujourd'hui. »

Les DJ en chef du groupe s'appellent Griedge MBock et Aïssatou Tounkara (22 ans). Les deux défenseures préparent d'ailleurs en secret, avec Grace Geyoro, l'enregistrement d'une chanson ! Peut-être le futur hymne de cette équipe de France ? « Elles sont dans leurs délires », rigole Eugénie Le Sommer. « Les jeunes ne se prennent pas la tête avec les vieilles (sic) ! Et nous, on s'ouvre à elles, il n'y a pas de clans », raconte la buteuse de l'OL qui n'a pourtant que 28 ans.

Nina Burger, danger numéro 1

Tout va très vite dans le football. Vite comme Nina Burger, danger numéro 1 des Bleues pour le deuxième match, ce soir contre l'Autriche. L'attaquante de la « petite Allemagne » n'a attendu qu'un quart d'heure pour ouvrir son compteur dans cet Euro, offrant à son équipe un succès important face à la Suisse (1-0). Déjà, en qualifications, Burger avait inscrit 5 buts en 8 matches. Ses qualités ont été scrutées par le staff des Bleues, qui a étudié tous les adversaires à la vidéo.

Autre axe de travail pendant ces 3 jours, comprendre et corriger l'inefficacité des attaquantes françaises. 21 tirs à 4 et 8 corners à 2 face à l'Islande, voilà des statistiques qui auraient dû mener à un large score, comme l'Angleterre y est parvenue face à l'Écosse (6-0), même si dans l'ensemble, ce premier tour offre des oppositions serrées. « L'Euro, c'est une vraie bataille. » Coach Echouafni l'avait prédit.

France-Autriche, à 20 h 45 sur France 2

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