La Bourse de Paris achève en net repli une séance sans rendez-vous

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L’indice CAC 40 a perdu 56,90 points à 5.173,27 points dans un volume d’échanges modéré de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini à l’équilibre (-0,10%).

La cote parisienne a ouvert en léger repli avant de creuser ses pertes, ne parvenant pas à s’extraire de la morosité ambiante alors que des entreprises américaines ont publié des résultats contrastés.

Le marché a par ailleurs opté pour la prudence à deux jours du point d’orgue de la semaine, la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Les investisseurs espèrent que l’institution de Francfort clarifiera à cette occasion ses intentions, après des déclarations de son président Mario Draghi laissant entrevoir un début de réduction du programme de rachat d’actifs.

Par ailleurs, ce mouvement de net recul était aussi provoqué par «un euro fort poussant les marchés européens au repli», a commenté dans une note David Madden, analyste chez CMC Markets, l’appréciation de la devise nuisant aux sociétés exportatrices.

Enfin, «la cote baisse alors que les volumes sont faibles», a expliqué l’AFP Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance, les opérations se déroulant ayant donc un effet plus visible.

En attendant le rendez-vous de la BCE, quelques statistiques contrastées ont animé la séance, dont l’indicateur Zew en Allemagne. Le moral des investisseurs y a reculé un peu plus qu’escompté en juillet, selon ce baromètre.

- Les banques en berne -

Également à l’agenda, les prix des produits importés aux Etats-Unis sont tombés dans le rouge pour le deuxième mois d’affilée en juin.

Outre-Manche, l’inflation a ralenti à 2,6% en juin sur un an, contre 2,9% en mai, en raison d’une hausse moindre des prix de l’essence et des biens audiovisuels.

Sur le terrain des valeurs, Virbac a profité (+5,78% à 149,10 euros) d’une hausse de ses ventes de 7,5% au deuxième trimestre, grâce notamment à un rebond aux États-Unis, marché qui avait plombé son début d’année.

Gecina a reculé (-2,26% à 136,50 euros) après la publication d’un résultat net récurrent en repli de près de 23% au premier semestre.

Nokia a perdu 3,31% à 5,32 euros dans le sillage de la contre-performance de son concurrent Ericsson, qui a essuyé une nouvelle perte nette au deuxième trimestre.

Le secteur bancaire a pesé sur la cote, à l’image de Société Générale (-1,64% à 47,95 euros), Crédit Agricole (-0,85% à 14,54 euros) ou Natixis (-1,74% à 5,98 euros), après des résultats de banques américaines en demi-teinte. Par ailleurs, BNP Paribas a cédé 1,67% à 64,76 euros, après s’être vu infliger une amende de 246 millions de dollars pour des «pratiques douteuses» sur le marché des changes par la Réserve fédérale américaine.

A l’inverse, les foncières ont terminé dans le vert, à l’exemple de Klepierre (+0,73% à 35,38 euros), Unibail-Rodamco (+0,61% à 215,75 euros), Mercialys (+0,61% à 17,31 euros) ou Nexity (+1,32% à 49,35 euros).

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